vendredi 16 septembre 2016

SF : Prélude et Aube de la Fondation d'Issac Asimov


Introduction

Tout le cycle de Fondation repose sur la psychohistoire. L'histoire humaine serait dans certaines limites modélisables mathématiquement. Du modèle mathématique, on pourrait tirer des tendances, des prévisions. L'empire galactique en décadence n'y va pas rester indifférent...

Avis

Soyons direct : je n'aurais pas dû lire Prélude et Aube avant le cycle de la fondation elle-même.
L'auteur donne pourtant un indice en introduction
"Mon retour à la série en 1982 n’a pas été de mon fait : ce fut le résultat de la pression conjuguée, et finalement insoutenable, du public et des éditeurs"
Dans ces deux romans, on en apprend donc beaucoup sur la genèse de la psychohistoire. Mais paradoxalement assez peu sur le sujet en lui-même par rapport à son importance.

Les personnages principaux sont attachants et peu nombreux. Nous avons donc le temps de les voir évoluer, vieillir et voir le monde changer autour d'eux. Quelque chose que j'apprécie.

Le récit traine en longueur. Le Prélude commence en effet quand Hari Seldon fait son premier discours exposant la possibilité d'une prédiction scientifique possible du destin de l'humanité.
Et les toutes dernières pages de l'aube voient la psychohistoire non encore achevée quitter le coeur de l'empire pour se réfugier en bordure de l'empire.


Entre les deux plus de 40 années de doutes, de complots, de révélations, d'avancées, de luttes. 40 années d'une longue descente de la société vers le chaos.

J'aime les histoires personnelles qui traversent des décennies (comme dans Spin).
Mais alors que dans Spin, le récit progressait beaucoup grâce à d’habiles sauts de quelques années ou décennies, ici le récit m'a paru beaucoup plus continu et parfois interminable. Les progrès sont lents et les aléas nombreux.

Il y a quelques révélations (je ne divulgacherais pas quoi) dans l'aube et le prélude qui doivent gâcher quelques mystères de la Fondation.

Conclusion  

Une conclusion paradoxale : lisez Fondation et ensuite posez-vous la question de l'utilité de lire ces deux romans.

vendredi 2 septembre 2016

Trois guides pour l'Australie

Lonely Planet : L'essentiel de l'Australie


Comme d'habitude je ne suis pas convaincu par les recommandations de logement. Pourquoi ?
  • Je ne suis plus dans le public cible des backpackers
  • internet ! une bonne recherche avec des avis est bien plus utile
Par contre je suis convaincu par les itinéraires et les ballades urbaines.
Et les notes *, ** ou *** permet de faire une sélection pour organiser son voyage.

J'aime l'aspect "Essentiel". Nous retournerons en Australie, mais pour un premier voyage il est inutile de prendre le 1/2 kg du Lonely Planet Australie que je n'aurais pas exploité pleinement.

Lonely Planet : Sydney en quelques jours


Pourquoi prendre cet ouvrage ? Quand on voyage en Australie, on découvre bien plus que Sydney et donc on a un autre guide ?
Oui mais Sydney se découvre à pied en transport en commun, en vélo ...
Alors ce guide léger se glissera dans votre sac photo et vous conseillera des itinéraires piétons (d'avantage que l'Essentiel), des lieux très divers pour les jours de soleil et pour les jours de pluie.
Le tout pour un tout petit prix.

Bonus quand on est plusieurs à voyager cela permet de se répartir les guides avant le voyage.

Hachette Tourisme : Guide Evasion Australie


C'est la première fois que je prends un guide évasion. Ce n'est pas la dernière. Différent du Lonely Planet, il m'a permis de mieux répondre à la question : "Ok j'ai trois semaines comment doser le temps entre Sydney, la côte sud ....".
Grâce à ce guide, j'ai donné le temps nécessaire à la "Great Ocean Road" (qui porte vraiment très bien son nom) et à Kangourou Island (magnifique).
Il y a en effet des idées d'itinéraires pour plusieurs jours de découverte de quoi bien doser son voyage.
Il y a moins de contenu inutile pour les logements et restaurants à l'heure de tripadvisor et airbnb

Je reprendrais donc un guide évasion pour la prochaine destination

samedi 16 juillet 2016

Polar Nordique : Hiver arctique d'Arnaldur Indriðason

Encore un e-book que j'ai pu emprunter via Bibliomedia le réseau de prêt d'eBook des bibliothèques de Suisse romande.

Avis

Erlendur enquête sur la mort d'un petit garçon thaïlandais. Nous plongeons avec lui dans le monde des immigrés en Islande. Le contraste entre la Thaïlande et l'Islande est immense. Les sentiments des Islandais couvrent vraiment un large spectre.
On croise ceux qui apprécient véritablement les Thaïlandais et leur culture, ceux qui y sont parfaitement indifférents et les autres : les xénophobes minables et haineux.

Mine de rien, c'est le premier roman d'Arnaldur Indriðason que je lis et qui se passe vraiment en hiver. Certe "La voix" se passait en décembre. Mais c'était plutôt un huis clos dans un hôtel. Ici la jeune victime est morte seule dans le froid dehors à quelques mètres de son foyer. Et cette mort contamine littéralement toute l'histoire du roman. L'enquête sur fait dans le noir et froid hiver islandais. Erlendur pense de suite à un crime raciste. Mais l'incertitude plane jusqu'au bout tant les témoignages sont tenus ou inexistants. Une intrigue secondaire intéressante émerge dans ce roman. Est-ce le début d'un fil conducteur autre que le passé douloureux d'Erlendur ?

J'aurais d'ailleurs aimé que l'histoire d'Erlendur progresse davantage. Il perd son mentor pendant l'enquête, mais cet événement ne provoque pas chez lui de sursaut salutaire. Il ne parvient pas à se libérer de son passé ou même à commencer par en parler.

Encore un très bon Arnaldur Indriðason au rythme très bien dosé.

Les autres romans du même auteur